Par Marie-Paule Dessaint, animatrice d’ateliers d’enrichissement de la mémoire et de l’intelligence

À l’école, chez soi, au travail, avec nos proches, la peur d’échouer bloque le cerveau préfrontal, le centre de la planification, de l’action et de l’apprentissage.

Le cortex préfrontal est la partie la plus évoluée du cerveau. C’est le centre de la planification, de l’action, de l’apprentissage.

L’attitude de celui qui enseigne à l’autre est donc déterminante. Ceci explique pourquoi certaines années, les enfants éprouvent des difficultés et d’autres ont des notes excellentes. Ce qui explique aussi, pourquoi, des professeurs, entraîneurs (sport), employeurs, parents ou conjoint(e)s parviennent à créer des champions… ou des perdamts.

Pour apprendre, le cerveau doit avoir du plaisir (c’est prouvé scientifiquement). Aussi, si les tâches à accomplir sont trop faciles, il va se lasser et ne plus vouloir travailler. Il veut des défis et des difficultés, à condition qu’ils ne soient pas insurmontables.

Parents, professeurs et tous pédagogues, formateurs et employeurs de ce monde, devraient se souvenir de ceci. Le stress engendré par la crainte échouer, dans le cas d’un nouvel apprentissage, par exemple, va inhiber les lobes préfrontaux; ce qui va automatiquement empêcher l’apprentissage de se produire.

Pour apprendre, il faut donc instaurer un climat de sécurité, sans jugement où l’erreur est admise et évaluée comme une information pertinente à l’apprentissage et non comme un échec. La remise en question des idées préalables permet de réfléchir de façon moins dogmatique et de se dégager de l’emprise des incertitudes.

Quand nous apprenons, nous traversons un moment de déstabilisation cognitive normal des représentations préexistantes. Si les émotions qui l’accompagnent sont trop fortes, il y a risque d’inhibition des lobes frontaux, empêchant alors l’adaptation au nouvel apprentissage (nouveau problème à résoudre)

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