Par Marie-Paule Dessaint, auteure, conférencière et biographe

La pression psychologique (stress et anxiété) peut renforcer l’attention, améliorer la mémoire et stimuler la capacité d’apprentissage ou produire l’effet totalement opposé: perturber le rappel des informations que nous avons en mémoire.

C’est lorsqu’il est de courte durée que le stress peut stimuler le rappel des informations; long, il produit l’effet inverse. C’est particulièrement le mémoire épisodique, la mémoire de notre histoire personnelle qui est touchée alors que la mémoire procédurale (faire du ski, lacer ses souliers, conduire) l’est beaucoup moins. Le stress diminue notre flexibilité mentale et nous ramène dans le confort de nos habitudes. Cette stratégie… de rigidité mentale, en cas de stress, permet au cerveau de se concentrer sur les choses essentielles. L’anxiété nous permet même de mieux parler en public. Tout est donc question de dosage. D’autres facteurs entrent en ligne de compte, notamment la «convergence dans le temps et l’espace» du stress et de l’information à mémoriser.

© Tiré Le double effet du stress sur la mémoire de Mathias Schmidt et Lars Schwabe, magazine Cerveau&Psycho, mai-juillet 2012. 

Livres références

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