Par Marie-Paule Dessaint, auteure, conférencière et biographe

La «crise» du milieu de la vie? Un moment propice pour faire un récit de sa vie

Une foule de livres portent le titre La crise du milieu de la vie. J’en ai répertorié au moins six portant exactement ce titre lorsque j’ai fait la recherche pour mon propre livre Relire sa vie. 21 récits pour vous guider (Flammarion Québec, 2014). Cela donne envie de les acheter car nous nous sentons tous concernés car le mot CRISE fait peur. On s’attend à vivre des moments difficiles.

Crise ou transition de vie?

Le midi de la vie, est l’instant du déploiement extrême, où l’homme est entier à son œuvre avec tout son pouvoir et tout son vouloir, mais c’est aussi l’instant où naît le crépuscule. (Carl Gustav Jung)

Si la majorité de mon livre traite du milieu de la vie, du mitan de la vie, entre 45 et 65 ansenviron, donc, avec une transition vers le mitan entre 40 et 45 ans, mon objectif était avant tout de ne pas faire peur et de remettre les pendules à l’heure en utilisant des mots moins «catastrophiques».

Transition, passage, proposition de la vie…

Je préfère, bien honnêtement parler de transition de vie, de passage, de turbulence, de remue-ménage intérieur. Nombre de personnes opèrent en effet des changements, parfois radicaux dans leur vie, entre 40 et 50 ans, mais n’est-ce pas normal de changer, d’évoluer, de retourner aux études, de choisir une autre carrière et de réaliser des rêves mis en veilleuse après avoir fait tout ce que l’on attend de soi en tant qu’adulte: travailler, fonder une famille, réussir, ressembler à ce que l’on attend de soi, etc.

Vive la crise!

Une crise, une transition de vie turbulente, c’est aussi et surtout une opportunité, une décision à prendre entre plusieurs options, entre plusieurs propositions que la vie nous fait. Une évolution vers quelque chose de nouveau.

La résolution de ces difficultés révèle souvent aussi ce qu’il y a de meilleur en soi.

Bien sûr, plusieurs personnes vivront une véritable crise au mitan de leur vie, mais la psychiatre Françoise Millet-Bartoli, dans son livre La crise du milieu de la vie, explique bien l’absence de lien, dans la plupart des cas, entre les problèmes psychiques qui affectent une personne et la crise du mitan. Pour elle, le mitan n’est pas la cause de ces problèmes, mais plutôt un révélateur de ce qui était invisible ou contenu jusque-là.

Le déclenchement d’une crise au milieu de la vie dépend de tellement de facteurs qu’il est difficile de deviner si elle nous touchera et, dans l’affirmative, jusqu’à quel point.

Une fois débarrassée de certaines entraves (personnelles, professionnelles, affectives et matérielles) qui les tenaient carrément prisonniers, bien des gens se sentiront d’ailleurs mieux qu’avant. Certains s’engageront quand même dans une thérapie, histoire de se faire accompagner pendant cette période de grande réflexion. Enfin, ce n’est pas parce qu’une personne de notre entourage est confrontée à une crise profonde que cela nous arrivera aussi.

Il faut donc se donner le droit, le temps et les moyens de vivre à fond chacun des crises que l’on traverse tout en prenant soin de se protéger physiquement, mentalement et affectivement durant la traversée ou la tourmente. (Passage adapté de Relire sa vie, p. 50 et suivantes)

Livres références

Le livre Relire sa vie est «épuisé», mais j’en ai plusieurs exemplaires que je vends avec une réduction de 25% ou que j’offre aux clients qui recourent à mes services pour les accompagner dans leur récit de vie, qui choisissent l’option 3

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