Par Marie-Paule Dessaint, auteure, conférencière et biographe

Si les outardes forment un grand V lors de leurs migrations, c’est parce que chaque coup d’aile d’une seule d’entre elles pousse l’air vers le haut afin de faciliter la tâche de celle qui la suit. L’union faisant la force, l’efficacité de toute la formation augmente alors d’au moins 71 %, comparativement à celle d’un oiseau solitaire


Chaque année, j’attends avec impatience l’arrivée et le départ des outardes. Dès que j’entends leurs cris, j’oublie absolument tout pour sortir les admirer, cela d’autant plus qu’à l’automne les couleurs flamboyantes des arbres et le ciel si bleu se met souvent de la partie pour me faire vivre un délicieux moment. 

Tous pour un, un pour tous
Une de mes connaissances m’a fait parvenir un diaporama dont le texte provenait d’un « auteur inconnu ». Je vous en résume l’essentiel tant il nous invite, par sa simplicité, à nous préoccuper davantage des autres et à être plus gentils, bienveillants et solidaires à leur endroit, car cela est très rentable sur tous les plans.


Si les outardes forment un grand V lors de leurs migrations, c’est parce que chaque coup d’aile d’une seule d’entre elles pousse l’air vers le haut afin de faciliter la tâche de celle qui la suit. L’union faisant la force, l’efficacité de toute la formation augmente alors d’au moins 71 %, comparativement à celle d’un oiseau solitaire.

Dès qu’une oie s’éloigne du groupe, elle réalise très vite que la résistance de l’air la ralentit et elle y revient alors rapidement.Par leurs cris, les oies situées au dernier rang de la formation encouragent celles du devant à voler plus rapidement (de vrais coachs, quoi !).

Lorsqu’une oie de tête est fatiguée, elle se retire à l’arrière et une autre, qui a pu reprendre des forces, prend aussitôt la relève.


Si l’une d’elles est malade ou blessée, deux autres l’accompagnent au sol afin de l’aider et la protéger. Elles restent avec elle jusqu’à ce qu’elle puisse à nouveau voler ou qu’elle meure. Elles regagnent ensuite leur propre formation, ou une autre, si la leur est déjà trop loin.

Nous devrions suivre l’exemple des outardes, car il montre à quel point le succès, et bien souvent aussi notre survie, dépend du travail d’équipe où chacun assume à tour de rôle autant le leadership que les tâches subalternes ou le soutien aux autres membres du groupe.

Tout comme les outardes, dès que nous oeuvrons dans un but commun, unis par un puissant sentiment d’appartenance plutôt que par un instinct de compétition, nous atteignons nos objectifs plus facilement et plus rapidement que lorsque nous cheminons seuls.


En nous oubliant un peu au profit des autres, connus et inconnus, nous ne pouvons que nous faire de vrais amis, reconnaissants pour la vie, en plus de nous sentir fiers et compétents d’appartenir à un « grand tout ».


Lorsque nous aidons ainsi quelqu’un généreusement, sans espérer de reconnaissance, un jour ou l’autre nous recevons à coup sûr une gratification au moment où nous nous y attendons le moins.


Questions
• Quel genre d’outarde êtes-vous ?
• Quel genre de leader êtes-vous ?

Extrait de Cap sur la retraite. 25 points de repère pour franchir les transitions, p. 75-76.

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