Combler nos besoins
Par Marie-Paule Dessaint, docteure en sciences de l’éducation, auteure, conférencière et biographe
Pour assurer notre bien-être dans toutes ses dimensions
Même si la plupart d’entre nous, connaissent cette classification de nos besoins, issue des écrits et conférences de Tony Robbins que j’ai quelque peu adaptée pour mes livres La retraite en vue? ainsi que Les sept piliers du bien-être à la retraite, j’aime toujours les rappeler puisqu’ils forment, en quelque sorte, la trame de notre existence

Nos besoins fondamentaux. Confort et sécurité. Variété et défis. Reconnaissance. Amour, affection et appartenance. Croissance et évolution. Contribution mariepauledessaint.com
Bien que distincts, ces besoins sont interreliés et indispensables à notre épanouissement. Par exemple:
– Le désir de confort et de sécurité est associé au bien-être matériel et pratique.
– L’appétit pour la diversité et le défi est lié au bien-être intellectuel et professionnel.
– Le besoin de reconnaissance et d’importance se rapporte au bien-être intellectuel et spirituel.
– L’amour, l’affection et le sentiment d’appartenance (connexion) sont reliés au bien-être relationnel.
Satisfaire d’abord nos propres besoins, remplir notre tonneau jusqu’à ce qu’il déborde, c’est en fait se constituer des réserves d’énergie et d’affection pour ensuite les partager autour de soi. Il n’y a rien d’égoïste là-dedans, car s’oublier constamment au profit des autres pour ne pas les décevoir, c’est leur montrer que l’on ne vaut pas grand-chose.
Le besoin de confort et de sécurité (la certitude): notre camp de base

Vivre en sécurité chez soi pour pouvoir mieux se réaliser à l’extérieur
Ce besoin englobe notre environnement physique, nos routines et nos acquis nécessaires à la survie ainsi que les visages familiers que vous côtoyons chaque jour. C’est aussi disposer d’un «territoire» bien à soi, même en couple.
Ce cadre stable est essentiel pour laisser émerger de nouvelles idées et des solutions face aux difficultés, exprimer nos valeurs et convictions.
Toutefois, une routine excessive peut entraver notre croissance.
Le besoin de variété et de défis (l’incertitude)
Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine. Elle est mortelle. – Paulo Coelho

Que faire pour déborder d’énergie, garder sa bonne humeur, avoir une bonne mémoire et bien dormir.
Ce besoin est nécessaire pour stimuler nos capacités, renforcer notre adaptabilité et éviter la stagnation.
Sortir de sa zone de confort exige du courage, mais s’avère crucial pour éviter les relations toxiques, par exemple celles qui cherchent à nous imposer leur façon de vivre ou même à nous utiliser sans se soucier de notre bien-être et de notre évolution.
C’est aussi ne pas nous limiter à une vision purement matérialiste.
Prudence toutefois ! Vouloir changer trop et faire trop est souvent un moyen détourné d’éviter le changement.
Le besoin de reconnaissance significative et l’importance (la quête de sens)

Le travailleur entreprenant aime organiser, superviser, influencer, trouver des solutions rapides
Ce besoin correspond à notre profond désir de se montrer et d’être perçu favorablement par autrui.
Nous voulons que nos compétences et nos qualités humaines soient valorisées et que nous ayons un effet positif sur la vie des autres.
La quête effrénée du succès, l’accent mis sur nos manques sont souvent des signes annonciateurs de dépression à cause de la souffrance qu’ils causent.
«La peur de l’insignifiance nous rend fous» (Carlo Strenger)
Le besoin d’amour, d’affection et d’appartenance (la connexion)

L’amour, l’amitié, le toucher, l’humour et le rire font office de bouclier contre la maladie et la dépression
L’appartenance à un réseau de soutien, qui permet de partager les succès comme les peines, renforce notre sécurité.
Ce réseau de soutien nous aide aussi à donner un sens à notre vie.
L’intimité, c’est l’intérêt, l’ouverture et la confiance que nous témoignons aux autres. C’est l’empathie, la tendresse et la complicité partagées.
Nous sommes tellement nombreux à qui cela manque, probablement parce que nous sommes pris dans un grand tourbillon de la course à la performance, des attentes et des exigences à notre endroit.
Le besoin de croissance et d’évolution (le progrès)

Ce besoin nous pousse à nous améliorer continuellement, à apprendre encore et à assumer la responsabilité de nos actes.
Et cela, quel que soit notre âge ou l’étape du cycle de notre vie.
Progresser nous rend plus aptes à affronter les épreuves et à entretenir des relations saines.
À la retraite, c’est montrer une image positive et active de cette étape de la vie.
La transcendance personnelle est une importante source de sens dans notre vie.
Résister au changement, c’est résister à la croissance, au risque de s’étioler peu à peu jusqu’à perdre notre santé et notre autonomie.
Cependant cela ne signifie pas aller au-delà de nos capacités et de nos envies.
Le besoin de contribution (le moteur de notre existence)

Vouloir aider, protéger, laisser son empreinte
Placé au centre de cette dynamique, ce besoin consiste à servir, à influencer positivement la vie d’autrui et à laisser une empreinte significative.
Pour apporter notre contribution nous avons plusieurs choix: familial, civique, social, culturel, éducatif, philosophique, politique, environnemental, caritatif.
Vieillir, c’est chercher à vouloir être un modèle de vieillissement réussi par nos comportements, nos engagements, notre générosité et ce que nous transmettons à ceux qui nous suivent. C’est la générativité.

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