Notre bien-être (les sept piliers du bonheur) est tributaire de la satisfaction de nos besoins fondamentaux: sécurité, défis, reconnaissance, appartenance, croissance, contribution
Par Marie-Paule Dessaint, docteure en sciences de l’éducation, auteure, conférencière et biographe
En cours de rédaction: 14 février 2026

L’important, toute la vie, est de maintenir en équilibre les sept piliers de notre vie: physique, émotionnel, intellectuel, spirituel, relationnel, matériel et pratique et professionnel
Voici quelques brefs extraits du livre « Le nouveau guide du bonheur. De la crise du milieu de vie à celle de la retraite », pages 53 à 65.
Je vous invite à découvrir ou à redécouvrir l’importance qu’occupe la satisfaction de nos besoins dans notre bien-être (les sept piliers du bonheur).
Voici un exemple :
– Le désir de confort et de sécurité est associé au bien-être matériel et pratique.
– L’appétit pour la diversité et le défi est lié au bien-être intellectuel et professionnel.
– Le besoin de reconnaissance et d’importance se rapporte au bien-être intellectuel et spirituel.
– L’amour, l’affection et le sentiment d’appartenance (connexion) sont reliés au bien-être relationnel.
Cela est appuyé par les écrits de divers auteurs, y compris Anthony Robbins.

Nos besoins fondamentaux, qui ne disparaissent pas, du début à la fin de notre existence : le confort, la sécurité, la variété, les défis, l’importance, la reconnaissance, l’amour, la tendresse, l’appartenance à un réseau de soutien, la croissance, l’évolution. Au cœur de ces besoins se trouve celui de contribuer. Adapté de plusieurs auteurs, dont A. Robbins
Cette illustration met en évidence l’importance de créer un refuge sûr et fiable pour satisfaire tous nos besoins.
Une fois cette sécurité acquise, nous sommes libres d’explorer et d’affronter les autres défis qui nous attendent.
SÉCURITÉ, CERTITUDE, DÉFIS, AVENTURE
Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine. Elle est mortelle. Paulo Coelho
Le besoin de confort et de sécurité : la certitude

C’est dans notre camp de base, notre confort et notre sécurité, que les nouvelles idées, les projets, les solutions aux difficultés peuvent émerger
Notre «camp de base» est constitué de nos propres espaces physiques et de nos activités, ainsi que de ceux que nous partageons avec d’autres personnes.
Il englobe nos habitudes et nos routines, les lieux où nous évoluons régulièrement et les visages familiers que nous croisons quotidiennement.
Le besoin de sécurité repose également sur la certitude d’avoir le nécessaire pour notre survie biologique (manger, boire, dormir, s’oxygéner), mais aussi pour profiter pleinement de nos biens patrimoniaux et des avantages financiers acquis grâce à notre travail en vue de la retraite.
C’est dans ce camp de base que les nouvelles idées, les nouveaux projets, les réponses aux questions et les solutions aux difficultés pourront émerger.
Le confort et la sécurité, c’est aussi vivre dans un environnement bienveillant et sécuritaire, sans craindre la discrimination, les menaces, la violence, la manipulation, l’exploitation, le crime contre la personne, de la part des membres de notre famille et de nos amis.
Cependant, si le confort et la routine quotidienne prennent trop de place, il devient difficile de continuer à s’épanouir.
Le besoin de variété et de défis : l’incertitude

Pour une bonne mémoire, par exemple, il faut varier nos activités: musique, exercices physiques et intellectuels…
Nous avons besoin de variété, de distraction, de découvertes, de contacts humains, de défis à relever et de stimulation mentale.
Sans cela, nous aurions peu d’occasions de démontrer nos compétences, nos talents et notre résilience, d’apprendre de nouvelles méthodes et de renforcer notre capacité d’adaptation au changement.
Nous risquons alors de stagner ou carrément de régresser.
Pour atteindre notre objectif, nous devrons avoir le courage de sortir de notre zone de confort et de nous séparer de ceux qui cherchent à imposer leur vie à nous et à nous utiliser sans se soucier de notre bien-être et de notre évolution. Il nous faudra probablement aussi nous libérer d’une conception totalement matérialiste de la vie.
Prudence toutefois ! Vouloir changer trop et faire trop est souvent un moyen détourné d’éviter le changement.
RECONNAISSANCE SIGNIFICATIVE, AFFECTION, APPARTENANCE
Depuis toujours, nous sommes habités par ce besoin impérieux d’exister aux yeux des autres, d’entrer en relation avec eux, d’être importants pour eux et de correspondre à leurs attentes.
Le besoin de reconnaissance significative : la quête de sens
Nous avons besoin que nos compétences et nos actions soient reconnues à leur juste valeur, en plus de vouloir influencer la vie des autres, même légèrement.
C’est ainsi que nous cherchons à donner un sens à notre existence.
Les compétences, ce sont, bien sûr, les savoir-faire, mais surtout le savoir-être, notamment l’intelligence émotionnelle, la gestion des priorités et celle du stress, la créativité, l’esprit d’initiative et l’adaptation au changement.
Dans notre recherche du bonheur, après que des besoins minimaux en matière de confort et de sécurité soient satisfaits, ceux de reconnaissance, d’appartenance et de contribution deviennent prioritaires.
Cependant, lorsque l’orage fait trop de bruit à l’extérieur, nous avons tendance à nous replier sur nous-mêmes, dans notre cocon protecteur.
L’amour, l’affection et l’appartenance : la connexion
Sans la présence des autres, comment pourrions-nous grandir, apprendre, échanger des idées et des conseils, nous sentir bienvenus, reconnus, respectés et appréciés ? Nous pourrions difficilement célébrer nos succès et partager nos peines, et encore moins savoir sur qui compter en cas de difficultés. Ce sentiment d’appartenance et de connexion avec autrui renforce notre besoin de sécurité.
CROISSANCE, ÉVOLUTION, CONTRIBUTION

Nous avons besoin d’être convaincu que nos actions et nos comportements ont une influence positive sur les autres
Peu importent notre âge et nos capacités, nous avons tous besoin d’évoluer sans cesse, de grandir, d’apprendre et de nous améliorer.
En bref, devenir une meilleure personne, ou plus simplement une bonne personne.
Nous avons besoin aussi d’être convaincus que nos actions et nos comportements ont une influence positive sur la vie des autres.
Le besoin de croissance et d’évolution : le progrès
Outre notre désir de nous améliorer, nous souhaitons également inspirer la confiance.
Pour atteindre cet objectif, nous avons décidé d’endosser la responsabilité entière de nos actions positives, mais aussi de nos erreurs, sans chercher à les rejeter sur les autres ou sur les circonstances.
Ainsi, nous nous renforçons et nous nous préparons à affronter les défis et les épreuves inévitables de la vie, à nous adapter au changement (un facteur de survie), à atteindre nos objectifs et à entretenir de saines relations avec les autres.
Le besoin de pouvoir et d’influence : la contribution

Les besoins: un manque à combler dans l’action. Des guides du début à la fin de la vie. De précieuses informations au moment de choisir nos projets, activités, profession, etc.
Dans son sens le plus noble, contribuer consiste à servir sans imposer quoi que ce soit, sans montrer sa supériorité malgré ses compétences, tout en reléguant à l’arrière-plan ses propres intérêts, ses succès et ses accomplissements, sans pour autant y renoncer.
Ce n’est pas un hasard si, sur l’illustration des six besoins qui pilotent nos vies respectives, celui de contribuer se trouve au centre, tout près de celui de croissance, comme le noyau d’une cellule assure sa survie et son commandement.
Dans mes conférences, j’aime évoquer l’importance de contribuer à notre mission de vie, c’est-à-dire au sens de notre existence. En effet, je suis convaincue que, lors de notre passage sur Terre, nous devons laisser notre marque, notre empreinte, aussi minime soit-elle. Sinon, à quoi notre vie aura-t-elle servi ?
Prenez soin de vous!
Satisfaire d’abord nos propres besoins, remplir notre tonneau jusqu’à ce qu’il déborde, c’est en fait se constituer des réserves d’énergie et d’affection pour ensuite les partager autour de soi. Il n’y a rien d’égoïste là-dedans, car s’oublier constamment au profit des autres pour ne pas les décevoir, c’est leur montrer que l’on ne vaut pas grand-chose.







