La crise de la quarantaine, les questions existentielles aux années qui se terminent par 9

Par Marie-Paule Dessaint, Ph.D., auteure, conférencière et biographe

Parmi les marathoniens, les gens dont l’âge se termine par 9 sont surreprésentés



Je viens de relire ce texte dans le magazine Cerveau&Psycho de janvier-février 2015.

Cela confirme mes travaux (recherches) sur la crise du milieu de la vie pour mon livre Relire sa vie. Vraiment intéressant…

Je lis  notamment que parmi les marathoniens, les gens dont l’âge se termine par 9 sont surreprésentés, histoire de repousser le vieillissement.

Ou encore ceux qui fréquentent les sites de rencontres extraconjugales dont l’âge se termine par 9 sont surreprésentés de 20%!!!!

Voici le résumé de cette étude américaine et de ce livre:

La crise de la quarantaine: une quête de sens?

On n’échappe pas aux bilans.

O Ai-je atteint les objectifs que je m’étais fixés ?

O Suis-je heureux ?

O Ma vie a-t-elle un sens ?

Ces questionnements surgissent aux âges « ronds » : 30, 40, 50, 60 ans.

Les décennies appellent à se pencher sur son passé et son futur.

Croyance populaire ou réalité tangible ?

Sur un panel de plusieurs centaines de milliers de personnes inscrites sur divers réseaux sociaux dans plus de 100 pays, Adam Alter et Hal Hershfield, psychologues aux Universités de New York et de Californie, ont mesuré les effets concrets de ces crises décennales.

Ils ont demandé aux sondés avec quelle fréquence ils s’interrogeaient sur le sens de leur vie et sur leurs objectifs.

Plus de questions existentielles chez ceux dont l’âge se termine par un 9: 29, 39, 49 ou 59 ans

À la veille des caps critiques, les questionnements déferlent.

Dans cette remise en question, certains concluent qu’ils ont raté leur mariage et qu’il est temps de redonner un sens à leur existence en bouleversant tout.

Sur plus de huit millions de profils d’hommes fréquentant des sites Internet de rencontre extraconjugale, les psychologues ont constaté que ceux dont l’âge se termine par un 9 sont surreprésentés de près de 20 pour cent.

D’autres dressent un constat d’échec radical : les fichiers du CDC américain (équivalent de notre INSERM) révèlent que ceux qui abordent une nouvelle décennie se suicident plus que les autres.

Enfin, la quête de sens peut déboucher sur un désir de repousser la vieillesse :

sur 500 marathoniens répertoriés sur un site spécialisé, les psychologues ont découvert que ceux dont l’âge se termine par un 9 y sont surreprésentées de 48 pour cent (74 coureurs sur 500 au lieu de 50).


Quête de sens, changement de direction, bouleversement sentimental ou nouvelles résolutions : les statistiques montrent que l’être humain associe à certains caps de la vie des angoisses et des questionnements profonds.

Pourquoi attendre qu’un « 9 » frappe à notre porte ? Se poser ces questions jour après jour est sans doute plus exigeant, mais plus profitable à long terme.

Source; A. Alter et H. E. Hershfield, « People search for meaning when they approach a new decade in chronological age », in PNAS, à paraître

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