Portrait de retraité. Danièle Giroux: un parfait équilibre

L’an passé (2019), au salon du livre de Montréal alors que je présentais mon livre Le cerveau. Comment entretenir votre mémoire et votre intelligence, est passée à la table de signatures, cette gentille bénévole qui m’a spontanément parlé de sa retraite.

J’étais impressionnée, car tout ce qu’elle me disait illustrait parfaitement ce que peut être une retraite équilibrée sans avoir besoin de s’engager dans des projets onéreux et spectaculaires.

Danielle Giroux a été ingénieure en électricité et gestionnaire pendant 36 ans. Elle travaillait alors à peu près 75 heures par semaine!

Je lui ai alors demandé si elle voulait bien me résumer tout cela par écrit.

Voici donc ce qu’elle m’a envoyé.

Par Danièle Giroux

Se faire des amis, suivre des cours et faire du bénévolat


Quand j’ai décidé de prendre ma retraite, il y avait trois choses que je jugeais importantes de réaliser au moment où j’arrêterais de travailler: me faire de nouveaux amis, puisque ceux que j’avais étaient tous reliés au travail; suivre des cours et faire du bénévolat.

Mais je savais que je devais faire attention à moi également. Je travaillais près de 75 heures chaque semaine et je devais m’assurer de ne pas remplacer le travail par autant d’heures d’activités.

J’avais vu mon père faire du bénévolat près de 45 heures par semaine pendant sa retraite. Je savais qu’il fallait me méfier et ne pas tomber dans ce piège.

La première année à explorer…

J’ai donc pris la première année pour choisir ce qui m’intéressait et ce que je ne voulais pas faire. Ce fut très bénéfique.

Maintenant, trois ans plus tard, je suis des cours de mise en forme, pour ma santé physique. Je suis des cours de tricot, pour le côté social et la motricité fine; je suis également des cours d’espagnol, pour garder l’esprit alerte, et parce que j’adore cette langue.

Nouer de nouvelles amitiés grâce au bénévolat

Je fais également du bénévolat, chaque mois, lors d’événements qui m’amusent, mais avec un nombre limité d’heures et aucun engagement à long terme.

C’est d’ailleurs lors de certains de ces événements que je me suis fait de très bonnes amies avec qui je vais au restaurant, voir des spectacles et participer à d’autres activités ludiques.

Je vous le dis, lorsque bien préparée, la retraite est très amusante et très enrichissante.

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Merci, madame Giroux pour ce beau texte écrit au début 2020

et pour ce petit mot que je viens de recevoir, aujourd’hui, le 8 décembre 2020

Juste pour information, j’ai eu à faire l’exercice cette semaine de compter le nombre d’heures de bénévolat que je fais dans une année.  À ma grande surprise parce que je croyais pas que c’était autant, j’ai fait plus de 640 heures de bénévolat en 2019.  C’est certain qu’en 2020 j’en ai fait beaucoup moins, mais ça illustre qu’il y a toujours des activités qui demandent des bénévoles et que si on s’ennuie à la retraite, c’est parce qu’on le veut bien. 🙂

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Et vous? Quelle est votre histoire? Que voulez-vous partager sur votre retraite? Apprendre ou expliquer aux autres pour qu’ils puissent vivre une retraite heureuse et épanouie. Écrivez-moi si vous le souhaitez!

Voici un autre portrait de retraité; Gaston Gagnon: la résilience

Quelques endroits où vous adresser pour vous engager comme bénévole

Le réseau de l’action bénévole du Québec

Un réseau de 30 regroupements provinciaux représentant 1.6 million de bénévoles dans différents secteurs au Québec. L’interlocuteur privilégié du gouvernement pour toutes les questions ayant trait à l’action bénévole au Québec. Un réseau de 26 regroupements provinciaux. 

 

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