Communiquer comme une girafe ou un chacal?

Par Marie-Paule Dessaint, auteure, conférencière et biographe

Le chacal symbolise l’inconscience du besoin. Il condamne et juge alors que la girafe est un symbole de paix et d’amitié


Il y a quelque temps, sur ma page Facebook, j’avais publié une photo du très grand poster, en hauteur, bien sûr, que j’avais mis dans ma cuisine. Je me suis demandé longtemps si cela était de bon goût et pourquoi, sur un coup de tête (ou de cœur), j’avais acheté ce poster que je vois tous les matins en prenant mon petit-déjeuner. Ou que mes amis voient en prenant l’apéro.

On y voit une girafe se pencher sur la tête de son girafon. Le titre du poster : FIRST KISS…


C’est pendant un cours que j’ai suivi sur la communication non violente (consciente) selon l’approche de Marshall Rosenberg que j’ai compris.


Marionnettes à l’appui, on nous a démontré la différence entre la girafe et le chacal dans la communication. La girafe est d’ailleurs devenue le symbole de la communication non violente.

La girafe est muette : elle ne crie jamais
La girafe est un symbole de paix et d’amitié
La girafe a un grand cœur, physiquement et autrement
Son cou mesure près de 2 mètres, ce qui lui permet d’observer le monde d’un peu plus haut, avec du recul… pour n’en voir que l’essentiel

Inutile de préciser ce à quoi nous fait penser le chacal dans nos façons de communiquer : plutôt la défensive… Il symbolise l’inconscience du besoin. Il condamne et juge.


Ce n’est pas toujours facile de communiquer… sans «violence».
Le site wikipedia explique vraiment très clairement cette approche

Quelques notes

J’ai pris plein de notes dans mon cours (2 jours). En voici quelques-unes, pour le moment, que je reprendrai, une à une, dans ma page Facebook. Je compléterai par la suite.

  • Le plus beau cadeau à faire à quelqu’un, c’est «d’entendre» ce qu’il y a derrière sa demande, avant d’y accéder.
  • L’auto-empathie : c’est le regard que je porte sur ce que je vis et non sur ce que je dis et entends de moi.
  • Quand j’écoute l’autre, il faut que je TRADUISE ce qu’il veut dire plutôt que réagir.
  • Quand je me sens coupable, ce n’est pas un sentiment mais un jugement sur ma propre personne.

Chaque fois que nous communiquons (non consciemment) nous mélangeons tout: faits, émotions, sentiments, besoins, demande… Tout est intriqué. Comment alors peut-on s’en sortir sans heurts!

J’élaborerai plus en détail sur ce sujet dans un prochain article.

L’autre…

  • L’autre est une stratégie pour nourrir mes propres besoins. Il n’est jamais la cause de mes frustrations.
  • Lorsqu’il me parle, il ne cherche qu’à exprimer des besoins. Et réciproquement : quand je lui parle, je cherche à lui exprimer mes besoins.
  • Même quand il m’attaque, il cherche à exprimer des besoins.
  • Si je commence par le juger, je ne suis plus capable d’entendre ce qu’il veut me dire.


J’en dirai davantage plus tard. Mais le lien vers Wikipedia, plus haut, résume l’essentiel de ce que j’ai appris pendant les deux jours.
Il ne manque que la mise en pratique! Le plus important!
Je vais dorénavant regarder d’un autre œil ma girafe, son girafon et son «First kiss».

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