Méditer, c’est bon, mais parfois aussi très risqué

Par Marie-Paule Dessaint, Ph. D., auteure,conférencière et biographe

4 jours de méditation, 20 minutes chaque fois, suffisent à booster la mémoire, la vigilance et l’attention visuelle

Je relis un ancien numéro du magazine Le monde de l’intelligence de 2012. J’aime bien ce magazine car en plus des articles, on y trouve des exercices. Ce qui m’a vraiment attirée, c’est cet article qui établit un lien entre la méditation et l’amélioration de la mémoire.

On peut lire que quatre jours de méditation, à raison de 20 minutes chaque fois, suffisent à booster la mémoire, la vigilance et l’attention visuelle. 

La méditation régulière modifie en effet la structure de plusieurs zones cérébrales. D’où les multiples bénéfices cognitifs. 

J’ai d’ailleurs pris l’habitude d’apprendre aux participants à mes formations, souvent des professionnels, un peu absorbés par le tourbillon de leur travail, la méditation-marchée que je pratique régulièrement. 

Méditer: des bienfaits pour la santé psychologique et mentale

Il n’y pas, bien sûr, que sur la mémoire, que la méditation agit positivement.

Voici quelques exemples, parmi d’autres, tirés de mon livre Le cerveau. Comment entretenir votre mémoire et votre intelligence, p. 240

O Accentuation des effets des traitement thérapeutiques: cancers, troubles gastriques et intestinaux, fibromyalgie…)

O Réduction de l’intensité des douleurs chroniques et de la détresse qu’elles occasionnent

O Participation à la guérison des problèmes de peau, par exemple le psoriasis

O Réduction de moitié des symptômes de l’anxiété et des risques de rechute dépressive..

 

Méditer: des risques importants aussi…

Jusqu’en 2015, seulement 25% des études publiées sur la méditation notaient ses effets indésirables. Catherine Mary, magazine Notre Temps

Extraits de Le cerveau. Comment entretenir votre mémoire et votre intelligence, p. 242

Au nombre des effets indésirables de la méditation, on peut retenir

O des états d’euphorie,

O des visions,

O des douleurs physiques intenses,

O l’addiction (vouloir en faire trop, tout le temps),

O le détachement exagéré (se réfugier dans la méditation pour ne plus voir ses problèmes…. ni le monde autour de soi),

O le retour fulgurant à la conscience de souvenirs pénibles et douloureux enfouis dans la mémoire,

O une sensation de morcellement du corps,

O la dépersonnalisation,

O les phénomènes moteurs incontrôlables,

O la paranoïa,

O la colère…

La méditation peut même réveiller des idées suicidaires.

C’est pourquoi, la méditation en général et la méditation de pleine conscience en particulier ne sont pas indiquées pour les personnes mentalement fragiles et pour celles qui souffrent de problèmes psychiatriques (troubles graves de la personnalité, hallucinations, délire) et psychologiques.

Les personnes encore aux prises avec des séquelles d’abus physiques, sexuels et psychologiques, celles qui ont des attaques de panique récurrentes ou qui sont en pleine dépression devraient s’abstenir de méditer. 

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